Quel avenir pour les bureaux de demain, dans quel environnement de travail ?


L'entité d'Orange TGI (Technologie and Global Innovation), nous parle du projet "smart working", ainsi que l'avenir des bureaux de demain.

Lors d’un appel téléphonique avec plusieurs acteurs de la transformation, ainsi que de l’innovation du Groupe, Cédric Floury, Responsable du programme de recherche Smart Working, a pu nous parler de l’évolution des nouveaux modes et environnements de travail.

 

C’est fin 2019 que Thomas Maherault, contributeur sur le projet « smart working », s’est lancé dans un « road trip » des différents espaces de travail innovants existants en Ile-de-France.

De Station F, en passant par La Villa Bonne Nouvelle, ou encore Orange Village, Thomas Maherault part à la conquête d’espace des corpoworking innovants et engagés dans les sujets des nouveaux modes et environnemnts de travail. De cette analyse, l’équipe TGI en charge du projet smart working a pu étudier l’évolution, et le tournant que prenait la façon de travailler des collaborateurs, avec quels outils, mais aussi dans quel(s) espace(s) ?

Retrouvez le journal de bord de Thomas Meherault sur Plazza : https://plazza.orange.com/thread/429364

Pour aller plus loin dans leur analyse, l’équipe porteur du projet smart working a décidé de mettre en place un « Living Lab », à partir de 2020. Le concept est d’avoir un espace d’expérimentation, avec des modes de travail innovants, où l’équipe projet pourra analyser via des capteurs, et des outils technologiques, le taux d’occupation, ainsi que le nombre d’interactions dans cet espace. Les équipes, choisies préalablement en fonction de l’adhérence au projet, seront mises en situation réelle sur l’influence des environnements de travail sur les salariés, notamment sur leur productivité.

Le but de ce projet de « Living Lab » est de savoir quels sont les points de souffrance dans les environnements de travail, et quelles solutions peuvent y être apportées ?

Avec une évolution constante des modes et environnements de travail, notamment avec l’apparition du flex office, du télétravail ou encore des open spaces, les salariés doivent s’adapter, et cela n’est pas toujours évident. L’organisation de l’espace de travail en open space correspondait avant tout à une logique financière. En abattant les cloisons des bureaux fermés, les entreprises ont pu faire travailler davantage de collaborateurs sur la même surface. Une logique qui ne correspond plus aux besoins organisationnels des entreprises et à l’évolution des modes de travail. Parallèlement, le travail collaboratif et en mobilité s’est répandu dans les organisations, nécessitant le déploiement de nouveaux espaces adaptés.

En effet, il n’y a encore pas si longtemps, les « bureaux d’hier » étaient assez traditionnels, avec des bureaux individuels fermés, et dédiés. Aujourd’hui, les environnements et modes de travail ne cessent de changer, notamment par l’apparition du co-working, qui comme son nom l’indique, signifie avant tout « travailler ensemble », dans une nouvelle vision du travail qui allie autonomie et collaboration. Ce nouveau mode de travail a tout de même ses avantages et ses inconvénients :

– Il y a une forte disparité sur la cohérence des aménagements

– Dans un open space partagé, il peut parfois y avoir des contraintes de bruit, notamment lorsqu’une personne téléphone.

-Il y a une logique communautaire forte

-Parfois, certains de ces espaces ont peu de services mis à disposition (écrans, claviers, wifi, etc)

-Par un manque d’organisation et/ou de communication, certains espaces peuvent être vides, ou au contraire accaparés au bout de quelques heures.

 

Ces nouveaux espaces de travail sont donc de plus en plus présents dans nos environnements de travail, et nous pousse à innover, notamment par les axes de la productivité, le bien-être, et la RSE. Plusieurs opportunités peuvent se dégager des ces innovations, pour savoir comment nous adapter :

-Exploiter les smart surfaces

-Avoir une approche pragmatique du bureau connecté, avec par exemple une automatisation des tâches

-Avoir une remontée des données quantitatives plus riches, sur l’utilisation des espaces, notamment sur la posture, la présence ou encore les interactions entre les projets.

-Créer du liant entre le digital et le physique

-Adapter le salarié au micro-environnement

-Enfin, pouvoir analyser la posture du salarié à son bureau, celle qui lui convient pour une meilleure productivité, mais aussi une meilleure santé.

L’idée du projet « smart working » est donc d’étudier et surtout expérimenter sur quelles sont les interactions entre les projets présents dans l’espace, et comment évolue leurs modes de travail. Ils devront également creuser la question « Est-ce que dans nos modes de travail de demain, nous seront toujours sur des ordinateurs portables, quelles sont les prochaines évolutions ? ».

 

Le concept « espace de travail » a changé depuis que l’on ne conçoit plus le travail comme un lieu mais comme une action. Et pour qu’il y ait de l’action, il faut d’abord passer par l’émotion. Créer des environnements qui émeuvent, qui relient de façon positive l’utilisateur à sa tâche, qui l’aident à développer tout son potentiel est essentiel pour concevoir les nouvelles organisations afin d’apporter de la valeur, se sentir à l’aise et améliorer la productivité.