Regard croisé sur l’entrepreneuriat féminin en Afrique : Maroc


À l’occasion du sommet de Women in Africa, entrepreneuses et responsables RSE de plusieurs entités d’Orange partagent leurs points de vue sur le rôle du numérique dans le développement de leurs pays respectifs et sur les différents dispositifs mis en place par le Groupe afin de soutenir les femmes porteuses de projets innovants.

Les points de vue de Meryem Bennis, fondatrice de Marketface et de Nadia Mrabi, expert RSE d’Orange Maroc.

« Il est plus difficile pour une femme de monter son business mais il faut croire en soi et persévérer ! »

Quel est le concept de Marketface ?

Meryem Bennis : Au cours des 7 années pendant lesquelles j’ai été chargée d’affaires BtoB, j’ai constaté la difficulté de prospecter, de visualiser les besoins du marché marocain tout en gérant mes clients au bureau. C’est de là qu’est née l’idée de Marketface : une plateforme d’intermédiation d’affaires qui permet aux entreprises de se connecter entre elles, de partager leurs besoins via des appels d’offres, de recevoir directement des opportunités d’affaires du marché tout en promouvant leur image de marque. C’est la première plateforme de ce genre au Maroc.

Nadia Mrabi : Marketface est un concept original qui a su saisir l’opportunité offerte par le digital de connecter les acteurs du marché marocain.
250 entreprises ont déjà répondu présentes.

De quelle manière Orange Maroc accompagne-t-il le projet ?

N. M. : Nous travaillons avec Marketface depuis un an. Cette collaboration regroupe de nombreux aspects, du travail technique sur la plateforme à la visibilité de la start-up sur des salons comme VivaTech.

M. B. : Avec mon équipe, nous avons pu intégrer gratuitement un espace de coworking et rencontrer des experts pour nous challenger. Nous avons également pu participer grâce à Orange à différents événements pour promouvoir notre image de marque.

Être une femme lorsque l’on monte son business, c’est un défi ou une opportunité ?

M. B. : C’est plus difficile pour une femme, qui doit toujours prouver sa légitimité aux hommes en face d’elle, que cela soit dans le business ou en famille. Mais rien n’est impossible, il faut croire en soi et persévérer !

N. M. : Le numérique est une opportunité pour les entrepreneures. Il facilite le démarrage de leurs projets et permet de faire connaître les start-up. Chez Orange Maroc, nous cherchons à mettre en confiance les porteuses de projet via nos différents dispositifs d’accompagnement comme notre espace de coworking gratuit à Casablanca, des concours comme le Prix de l’entrepreneur social innovant qui existe depuis 9 ans au Maroc ou bien encore notre prix spécial de l’entrepreneuriat au féminin.

Le numérique est un levier de développement dans le pays…

M. B. : C’est un facilitateur au quotidien. Le numérique donne par exemple l’opportunité aux femmes au foyer marocaines de créer de petits business en ligne et de gagner de l’argent.

N. M. : Il permet de créer des projets plus facilement : c’est un vivier d’activité pour demain. Le numérique est aussi un levier en matière d’éducation qui est une question sensible au Maroc. Les solutions d’e-learning pour aider les jeunes à préparer leurs examens sont en plein développement. Nous soutenons notamment la start-up Kezakoo qui propose une plateforme d’e-learning gratuite.

Women in Africa 2019, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

M. B. : Une belle opportunité de promouvoir Marketface et une occasion d’enrichir mon réseau au sein d’une communauté de femmes entrepreneures africaines. D’ailleurs, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux partenaires.

N. M. : Pousser au maximum les start-uppeuses auxquelles nous croyons et faire émerger les projets innovants qui seront bientôt diffusés sur le marché marocain.

Découvrir les 3 autres regards croisés sur l’entrepreneuriat féminin en Afrique :

Tunisie

Rencontre avec Awatef Mosbeh, fondatrice de la start-up Toufoula Kids et Asma Ennaifer, directrice des relations extérieures et de la RSE d’Orange Tunisie.

Sénégal

Dialogue entre Seynabou Thiam, fondatrice de la start-up Yaay et Rokhaya Solange Ndir, chargée des relations avec l’écosystème numérique d'Orange Sénégal.

Cameroun

Échanges entre Arielle Kitio, fondatrice de la start-up Caysti , et Vivianne Ewongo, chef de service Communication interne et RSE d’Orange Cameroun.