Le Semainier du Lien à la VBN : Le Petit Mot Sympa !


Le Petit Mot Sympa !

Ah… le petit mot sympa…

Vous savez ce petit mot que vous prononcez ou que vous entendez au détour d’un couloir, d’un bureau, entre deux portes comme on dit. 

Ce petit mot que parfois même vous redoutez. 

Celui aussi qui vous fait plaisir inopinément. Celui encore qui ne vous fait “ni chaud ni froid” tellement vous l’avez entendu ou tellement la personne qui vous le dit ne retient pas votre attention…

En la matière, il y a 2 univers : L’univers de celui qui lance et l’univers de celui qui reçoit. 

Et c’est là que cela devient intéressant. Et si la sémantique et les émotions étaient aussi les invités parfois tendancieux de ce petit mot qui se veut sympa au départ mais dont on ne sait finalement pas comment il sera “digéré”.

Alors, bien sûr, dans un cadre (qu’on aurait presque oublié) présentiel, il est toujours possible d’esquiver : un collègue, un manager, le rigolo de service, esquiver un horaire, un ascenseur, un couloir etc. pour éviter d’être confronté à ce petit mot que nous ne saurions entendre. 

J’ai bien dit mot. Pas de « maux ».

Quoique…

Il est aussi possible de provoquer voire d’être à l’initiative de la rencontre lors de laquelle sera lâché le fameux petit mot.

Oui mais voilà. Bam ! Nous voilà reclus derrière nos écrans depuis bientôt 1 année : en “distanciel” comme on dit maintenant. 

Le petit mot sympa en face à face au détour du couloir s’est mué en “bonjour, est-ce que tu m’entends bien ?”, “Désolé.e ma caméra ne fonctionne pas” #ouaiscestca ou encore “C’est sympa chez toi” ou “Comment t’as mis ton fond d’écran …” avec un intermédiaire ; j’ai nommé : monsieur l’ordinateur.

Ce nouveau “collègue” tant silencieux que pernicieux que l’on peut critiquer sans honte mais qui, lorsque vous vous y attendrez le moins, va vous faire le plus gros coup de trafalgar au pire moment : le plantage, le bug, et surtout provoquer en vous l’envie de le défenestrer.
Mais ça, ce sera lorsqu’on pourra réouvrir nos fenêtres sans crainte 😉

Concrètement, s’il y avait 4 “petits conseils sympas” pour parler du “petit mot sympa” distanciel VS présentiel, je dirais :

1 - Restez vous-même

Ne tentez pas l’improbable et encore moins à distance.
N’hésitez pas à accentuer un peu votre joli sourire et l’intonation de votre voix.
Ce petit mot qui se veut “sympa” sert tout simplement d’entrée en matière.
C’est l’entrée en relation pour détendre l’atmosphère, aligner nos chakras.

2 - Demandez à l’autre personne comment elle va, vraiment

Peut-être qu’un “Salut, ça va pas ?!” appelle davantage l’autre à répondre plus naturellement : “ah… si si ça va, c’est juste que…” 
N’hésitez pas à prendre quelques minutes pour échanger simplement sur la problématique ou le sujet qui pourrait monopoliser l’esprit de votre interlocuteur ; quitte à « perdre » un peu de temps sur le temps distanciel.

Finalement, ce temps potentiellement perdu est en fait un temps gagné en confort dans la relation et surtout en engagement et en attention de votre interlocuteur.

3 - Une personne m’a dit un jour

 “Ce ne sont pas les questions qui sont indiscrètes ; ce sont souvent les réponses. »
Posez une question. Ecoutez la réponse. Déroulez le fil. Intéressez-vous.
Capital sympathie garanti et gratuit !
Et puis rien ne vous empêche de créer un autre moment en distanciel : un petit déjeuner par exemple !

4 – Utiliser ou pas un fond d’écran ?!

En distanciel, certains pourraient penser que le fond d’écran constitue une barrière.
Pour d’autres c’est exactement l’inverse. Cela peut effectivement être le moyen de faire part de son état d’esprit du moment.
De montrer sa dernière peinture ou la plus jolie photo de vacances. Pourquoi pas…

Et s’il s’agissait tout simplement plus ou moins adroitement de tenter d’entrer en empathie avec l’autre ; tenter le petit mot sympa qui fera sourire et entamer un échange…

Nous voici arrivés au moment de vérité :

–          soit tu ne fais rien et tu auras perdu 2 minutes sur cette fiche 😞

–          soit tu passes à l’action et tu transformes l’essai 😊