Afrostream : une start-up, un accompagnement, un témoignage. Rencontre avec Tonjé Bakang, son PDG

06 octobre 06 octobre

Orange soutient les start-up, notamment dans le domaine stratégique des contenus. A l’heure où le service de vidéos à la demande par souscription d’Afrostream devient disponible sur la TV d’Orange, nous avons rencontré Tonjé Bakang, son fondateur et PDG.

Lors d’une conférence organisée le15 septembre 2016 dans les locaux d’ Orange Gardens, l’éco-campus d’Orange situé à Châtillon, Tonjé est revenu sur son parcours personnel et sur les étapes clés du développement d’Afrostream, la plateforme SVOD dédiée aux contenus afros.  

Afrostream et Orange, un an après… Quoi de neuf ?
TB : Je suis heureux de célébrer au sein d’Orange aujourd’hui les « 1 an » d’Afrostream. Depuis le début, Orange nous a accompagnés. Notre start-up a été accélérée par Orange Fab France en avril 2015. Puis en octobre 2015, nous avons bénéficié d’un investissement de la part d’ODI. Et maintenant notre service de contenus, est disponible sur la TV d’Orange en France, dans la rubrique Pass Vidéo !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours et votre vision ?
TB : J’ai eu un passé d’entrepreneur dans l’entertainment. Depuis mon adolescence je travaille dans l’audiovisuel, sur le tournage de films, des clips vidéos. J’ai eu la chance d’assister à l’émergence d’un phénomène artistique : le hip hop et le RnB étaient, à cette époque, encore une « musique de niche ». Mais j’ai pu sentir que ce serait une culture que la France allait embrasser. Cette expérience m’a montré que ce qui était considéré comme une niche un jour pouvait devenir un stream quelques mois plus tard.
Puis… Je me suis lassé d’écouter de la musique ! Je voulais partager avec le public des émotions, une culture. Je me suis rapproché du storytelling1 . J’étais très inspiré par ce que je voyais aux USA où cette forme de narration et d’humour sont très utilisés. Puis j’ai adapté en France un jeu américain, le Comic Street Show. Pour la première fois, on a vu sur scène des jeunes que j’allais chercher dans leur quartier, dans leur cours de théâtre. C’est devenu un mouvement énorme ! J’ai enchaîné par 18 mois au sein de France Télévisions.
Ensuite, j’ai produit une pièce devenue célèbre : « Couscous aux Lardons2 ». Elle met en scène un couple mixte. Le clash des cultures, c’est un choc dans lequel on peut tous se reconnaître ! C’est un succès énorme. Cela a entraîné le Rachat du Théâtre Montorgueil3 à Paris.

Et ce fut Afrostream ?
TB : Avec Afrostream, j’ai voulu aller encore plus loin. Mon inspiration vient de ce que j’avais vu en Malaisie, à Kuala Lumpur. Dans le bus et le métro, les voyageurs étaient figés sur leur smartphone, à regarder des séries produites dans leur région. Ils sont « accros » aux contenus asiatiques. J’ai souhaité créer des contenus dédiés à une communauté de fans de films et séries afros, et parvenir à utiliser la connectivité sur tous les écrans smartphones, tablettes, écrans divers… Le concept d’Afrostream était né !

Quels sont vos projets ?
TB : Notre démarrage a été rapide, le fait d’avoir été soutenu par un acteur tel qu’Orange a inspiré confiance aux professionnels des médias.  Nous avons pu rapidement poursuivre notre développement, en nous concentrant sur la richesse de notre catalogue et sur notre business. 
Nous avons plus de 1000 heures de contenus et notre mission, c’est d’en proposer plus de 3000 d’ici la fin de l’année 2017. Aujourd’hui, Il faut créer le buzz autour de ces contenus. C’est le travail que nous allons faire ces prochaines semaines. Nous avons aussi démarré un partenariat avec la Côte d’Ivoire notamment pour de la co-production.

Et… Votre vision pour le futur ?
TB : Nous avons aussi un défi de croissance à relever. Pendant 1 an nous avons été six au sein de la société, principalement des ingénieurs. Nous serons 25 d’ici mars 2017, car nous avons des enjeux de développement international, au Nigeria, au Royaume-Uni, au Brésil…

 

Pour en savoir plus :

  1. La success story d'Afrostream en vidéo
  2. Afrostream sur Facebook
  3. Afrostream disponible sur la TV d’Orange (16 septembre 2016)
  4. Orange Digital Ventures investit dans Afrostream (6 octobre 2015)
  5. Orange Fab France : découvrez les 6 start-ups de la saison 3 (17 avril 2015)
  6. Orange et les start-ups

 

Afrostream, une start-up accompagnée par Orange

Afrostream propose un service par abonnement de vidéos afro-américaines, afrocaribéennes et africaines pour toute la famille. Outre les films et séries, son catalogue propose aussi des dessins animés, documentaires, concerts ; soit des centaines d’heures de programmes en illimité !
Orange accompagne Afrostream dans son développement depuis avril 2015, un soutien déjà effectué en trois étapes majeures :

  • Avril 2015 : l’accélération d’Afrostream au sein d’Orange Fab France (saison 3).  
  • Octobre 2015 : la prise de participation minoritaire d’Orange Digital Ventures dans le capital d’Afrostream. Un investissement qui permet à la start-up d'accélérer le développement de son service innovant en Europe, en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique du Sud.
  • Septembre 2016 : un nouveau pas est franchi. Afrostream devient disponible sur la TV d’Orange dans la rubrique Pass Vidéo. Les vidéos sont en qualité HD, en version française et version originale sous-titrée. Afrostream est disponible à 6,99€ par mois, sans engagement, pour les clients TV d’Orange en France métropolitaine équipés de la Livebox 4 ou de la Livebox Play et de leur décodeur respectif. Les clients TV d’Orange ayant souscrit à Afrostream pourront retrouver prochainement ses contenus sur tablette et mobile.

 

1 storytelling
 2 « Couscous aux Lardons »
 3 Le théâtre de Montorgueil